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tant que ceux cy n'ont le respect, qu'aux au' tres leur naissance donne , &c à quoy Ieui grandeur les oblige : De mesme façon que les anciens Thoscaus tenoienty auoir dès foul.1 dres, qui fonoient de la terre , qu'ils appelloicnt infernaux, fouldres fort cruels & es* pouuentables,n'estans engendres des super.*. fiuitez des astres, ainsd'vne matiere trouble 8c confuse. Car ces peuples bien reglez Scpo.1 licez,viuans doucement,sous l'obeissarice des Roys,& crainte des loix:Tout à coup , ainíi que le Lyon excite sa fureur battant de íá queue la terre, puis ses flancs: aussi.nàyans rien de cest animal,que la felonie, apres ànoit oultragé la France leur mere, delaquelle ils font indignes enfans, fc tourmentants eux.1 mesmes? ont de plus en plus animé leur rage.

Paris entre-autres n'agueres œil deíaFrance,lumiere de lestat, miracle de l'EuropcSÍ la mignonne de son Roy, est la premiere qui a leuél'estendard de rebellion contre sa Majesté. C'est elle qui dans {bn sein à irìftfdict le miserable assassin, qui par artifice detestable; a ensoreelle son ame stupidcla vomy Comme Yn mortel poison contre sa Vçirçràble auguste personne: &c après auoir ciitendu l* mort lamentable de ee Prînc'e, auquel outre les obligations generalles Sc communes clic eriauoitd'cstroictes& particulieres, en a remercié Dieu,comme si quelque heur luy fust arriué,& non le malheur des malheurs. C'est elle qui en si estranges funerailles du Royaume s'est resiouic, de changé la couleur noire & triste en verte & gaye, honoré la memoide l'aflaísin aucc autant de barbarie, que jadis cc tyran de Pheres,duquel nous auons parlé cófacra & coróna de festons de fleurs la lance dontilauoit tué son oncle,luy facrifiantainsi qu a vn Dieu.C'est elle qui en fin fur peine de la vie a retenu les larmes & arresté lesfoufpirs de ceux à quil'horrible trahison estoit en horreur.Tyrannic certes tres-grande, & non encores ouye d'afleruir les passions, d'empefcher l'aífligé de plorer son afflictió, le milerabledefairc le miserable, ains le contraindre de contresaire l'heurcux & le content, de luy faire prendre vn autre visage que ccluyde la fortunes de couurir les nuages de son ame par laferenité forcée de fa face :accroislement Bjerueilleux de douleur que de la reçonguer par force dans les tristes yeux, à cause que tant s'en fautqueles larmes soient arrestees parle commandement, qu'au contraire il les irrite &c accroist, & n'y a cause plus preignate de pleurer, que nauoirlaKbcjrté & pleurer. Car comme c'est vne tspec de foulas en la calaniité,quc de la nourrir de larmes & l'entretenir de souípirs: auflinya-il point plus grade peine que d estre malheureux,&: n'auoir le pouuoir de paroistre tel. Si les larmes fussent eschappees à quelquvn, parmy le ri s intemperé de ce furieux peuple, ris vrayement Sadornien&c prognostic certain de fa lamen* table ruine : Si quclqu'vn dans les prophancs proceíI?ons,(esquelles plusieurs femmes contre la pitié conuenableau sexe, s'efleuans Sc cheminante col estendu,commc dit le Prophetes les yeux affectez sesiouyssoyent de ceste piteuse effuslìon de sang Royal, êc portoient aux aurcilles le pourtraict infame du » parricide,&lesenfans chantoient des chansons autanten parolles&: au chant iubilatiucs, qu'en eftect funestes. ) Si quejqu'vn disie, au milieu de ces. exultations importunes eust esté apperçeu accompagné de melancholic& d'ennuy,qui doute que fa personne n'eust esté destinee à la mort, &c ses biens au pillage? Pour ces raisons ic crains que Dieu iustc luge leur ait endurcy le cœur ainsi qu'autresfoisauXiEgyptiens,íc enuoyc l'opiniastreté & la contumace de laquelle par le L mesmc Prophete il menace le peuple de Iuda. Va(dit le Seigneur À ifaye) & it* À ce feup U içy:

Oye^ & nentedes poìntì~)>oye%jgr necojrnoijse^ f oint. Endurcu le cœur de ce peuple^eflouppejes aureilles, & fermefesyeux, ajin au il ne "Voye de fes yeux,qu'il noyé de fes aureilles. qu'il n'entede de fon cœur,& quilne Je couertisse,&que ie ne leguenffe:Et le Prophète demadat.lujques à quadSeigneurì iujques(rejpddit-il)à cequela Cité soit défolée fans habitas & la maifon fans homme, & que la terre foit delaissée defêrte.Lzs qu'il y à danger que ne voyons fur ceíte pauure ville, l'effcct de cestc terrible voix du Seigneur / Autrement elle eust eu recours,SIR E, à vostre bonté,&: recherehé l'abry Royal de vostre misericorde contre les torrens des miseres quil'inundent de tous costez.Car bien que la vengeance du parricide vous soit en singuliere recommandation: fi est-ce que la tenant pour vostre , ne desiriez la perdre: Ioinct qu'estimiez, que ceste Iustice,qu'auez à cœur, ne se pouuoit faire pa.r la violence,& au milieu du sac d'vne ville, qui ne met distinction entre linnocencc, & le crime: &c ce seul desir de sa conseruation, vous la tiree d'enrre les mains, & pár mcfmc moyen ruynee. Themistocles chaste de la Grece, Scs'estant retiré ver s Xerxes Roy de Perse, lequel l'auoit reçeu& recueillyroyalement, disoità ses enfans qu'ils estoientperdus s'ils n'eussent este perdus. Au contraire Paris pour n'auoir esté prins Sc emporté d'assaut , se trouue trop veritablement pris &c

1 perdu: cat ce fol & eítourdy peuple, prenant le nom , comme imitant les actions de ces anciens zeles , qui causerent la ruine de Hierusalê,&. opiniastrement refuserét lapaix & le repos offerts par Titus ches de l'armee Romaine,pour la concorde a choisy la diuision, au lieu de la Paix a prins la guerre, pour l'opulence &,abondante, s'elt precipité dans la famine &c disette.Grande certes dissimilitudc du bien au mal, 8c del'heur au malheur, eschange disproportionné de la gloire en opprobre,8cde l honneuren honte de infamie. Miserable descente de richesse en pauureté,

i de liberté en seruitude, d'asseurance en crainte perpetuelle, & de repos en peine &c trauail continuels. Malheureuse Citéentreles plus malheureuses,tu t'es rendue semblable à l'arbre lots qu'en Automne il perd ses fueilles,& au iardin qui n'apoint d'eau, Sc ainsi ne pouuantestrearrouséne porte aucun fruict.ou bien si de quelque fruict sort , il est veneneux pour estre trop seché de bonnes & Fráçoiseshumeurs,c5me ceux qu'aucûs deserts produisent à cause de leur grande seichcresse. Cité insensee & pleine de souspirs: car tu es heritiere de ce surnom jadis donné à la

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